Shaary : l'autopartage 100% électrique s'invite à Marseille, Nice et Strasbourg

Shaary : l’autopartage 100% électrique s’invite à Marseille, Nice et Strasbourg

Le service d’autopartage Shaary, 100% électrique, a révolutionné la mobilité urbaine à Marseille, Nice et Strasbourg en proposant des solutions innovantes et écologiques avant de cesser ses activités en 2024. L’offre se démarquait par :

  • Une flotte de véhicules électriques légers adaptés à la conduite en ville.
  • Un système libre-service via une application mobile simple et intuitive.
  • Une tarification à la minute modulable avec des abonnements attractifs.
  • Une gestion en free-floating offrant une flexibilité maximale d’usage.

Nous explorerons dans cet article l’importance de Shaary dans le développement de la mobilité durable, les raisons de sa liquidation, les solutions alternatives actuelles dans ces villes et les formules qui avaient rendu le service accessible à divers profils d’usagers.

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Shaary, pilier de l’autopartage électrique dans trois grandes villes françaises

Shaary a constitué un véritable levier de changement pour la mobilité partagée à Marseille, Nice et Strasbourg grâce à ses véhicules 100 % électriques tels que l’Estrima Biro ou la XEV Yoyo. Ces microvoitures, conçues spécialement pour des environnements urbains contraints, permettaient d’allier praticité et respect de l’écologie urbaine. À Marseille, la Biro s’adaptait parfaitement aux ruelles étroites, tandis qu’à Nice, la flotte incluait des Yoyo capables d’atteindre 80 km/h, offrant un dynamisme renforcé. Strasbourg, de son côté, introduisait des Dacia Spring pour répondre à des déplacements nécessitant davantage d’autonomie et de confort.

L’application mobile Shaary rendait l’accès aux véhicules fluide : on pouvait localiser, réserver et payer directement depuis son smartphone, simplifiant ainsi la gestion des déplacements urbains. Avec un tarif situé entre 0,32 € et 0,35 € la minute, la formule inclut tous les coûts annexes, y compris l’assurance et la recharge, évitant les tracas habituels liés à la voiture individuelle.

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Une tarification flexible pour encourager l’usage régulier

Shaary avait développé plusieurs formules d’abonnement modulables visant à s’adapter aux différents profils d’usagers. Ces offres permettaient de bénéficier de réductions importantes selon la fréquence d’utilisation :

  • Mini Abo à 9,90 € par mois, qui offrait une remise de 30 % pour environ 5 trajets mensuels.
  • Maxi Abo à 19,90 € mensuels, assurant une réduction de 50 % pour des usages compris entre 5 et 15 trajets.
  • Mega Abo à 39,90 €, la formule la plus économique pour les plus de 15 trajets par mois, avec une baisse de 75 % des coûts.
Ville Prix standard (€ / min) Mini Abo (€ / min) Maxi Abo (€ / min) Mega Abo (€ / min)
Marseille 0,32 0,224 0,16 0,08
Nice 0,35 0,245 0,175 0,0875
Strasbourg 0,35 0,245 0,175 0,0875

L’option de packs minutes était également proposée, offrant jusqu’à 25 % de minutes bonus, ce qui optimisait le rapport coût-utilisation pour les abonnés occasionnels. Ces tarifs comprenaient un déverrouillage payant de 1,50 € qui n’était pas inclus dans les abonnements, ce qui constituait un frein à l’adoption intensive du service.

Facteurs ayant mené à la cessation définitive de Shaary

Le modèle économique de Shaary, aussi innovant soit-il, a été confronté à de nombreux défis logistiques et financiers qui l’ont conduit à mettre fin à son activité début 2024. La gestion des flottes en free-floating occasionnait des coûts substantiels liés à la recharge, à l’entretien et aux réparations. Le vandalisme, fréquent dans le libre-service, a accentué ces charges, rendant la disponibilité des véhicules inégale et affectant l’expérience utilisateur.

Un point crucial pour le maintien d’un tel service était l’atteinte d’un taux d’utilisation minimal, estimé à environ 15 trajets journaliers par voiture. Or, dans un contexte de saturation du marché de la mobilité urbaine, ce seuil n’était pas atteint systématiquement. Face à la concurrence accrue — vélos électriques, trottinettes, autres autopartages et transports publics renforcés — la pression s’est avérée trop forte pour Shaary et sa société mère Wesk.

Certains choix tarifaires, notamment le coût fixe pour déverrouiller les véhicules, ont limité la fidélisation, bien que des abonnements existent. Ce service, malgré sa pertinence écologique et technologique, a illustré les difficultés à rendre un modèle d’autopartage électrique durable économiquement.

Un secteur concurrentiel aux défis multiples

Le marché de la mobilité partagée s’est densifié avec une offre variée, souvent subventionnée ou intégrée dans des politiques publiques ambitieuses. Marseille, Nice et Strasbourg ont vu émerger des alternatives solides comme Citiz ou Zity, qui reprennent le relais avec des modèles adaptés aux besoins locaux.

En 2026, ces villes proposent :

  • À Marseille : Citiz en autopartage en boucle, complété par Zity en service libre sans stations fixes.
  • À Strasbourg : Citiz et Yea!, ce dernier ayant adopté entièrement le modèle free-floating.
  • À Nice : Mobilize Share de Renault, en autopartage électrique en free-floating, ainsi que Zity en libre-service.

Ces alternatives s’inscrivent dans une politique agrégée pour limiter la voiture individuelle et soutenir la mobilité durable.

Pourquoi opter pour un véhicule électrique en autopartage aujourd’hui ?

Choisir un service d’autopartage électrique dans une métropole, c’est contribuer activement à l’amélioration de la qualité de l’air et réduire l’empreinte carbone liée aux déplacements. La fluidité d’un véhicule partagé, sans les contraintes d’entretien ou de stationnement, facilite les trajets ponctuels sans propriété.

Pour ceux qui souhaitent une alternative à la voiture classique, notamment en milieu urbain où la circulation est dense et le stationnement limité, ces services offrent une solution pratique. Il est possible d’envisager des options telles que les voitures sans permis électriques adaptées aux besoins de déplacement citadins. Pour approfondir ce sujet, notre article sur les voitures sans permis électriques en ville vous donnera un aperçu complet sur cette tendance montante.

Antoine Giraud
Antoine

Consultant en motos et scooters, Antoine apporte son expertise pour vous aider à trouver le deux-roues parfait au meilleur prix tout en facilitant vos démarches administratives.